Les Pavés de la Rochelle

Nos pavés de la Rochelle sont une spécialité exclusive de Criollos
 

La rue de l'Escale, parallèle à la rue du Palais, est une des curiosités de la vieille ville de La Rochelle. Ses pavés ronds proviennent du lest des vaisseaux en provenance de divers pays. La rue de l'Escale doit son nom à Jean de Lescale, conseillé du roi au 17ème siècle.
Ils sont un souvenir  nostalgique du passé et des glorieuses époques du commerce rochelais.Ainsi, on a coutume de dire que la rue de l’Escale  est recouverte de galets de différente provenance comme ceux du Québec récupérés sur les berges du Saint-Laurent, ou encore des Cornouailles, de la Scandinavie ou encore plus rarement de l’Afrique de l’Ouest

Lorsque ceux-ci venaient chercher le sel et le vin ils étaient insuffisamment chargés et avaient coutume de lester leurs cales de pavés ou de galets du pays qu’ils laissaient à proximité de leur lieu de chargement.
La traite des peaux avec la belle Province à l’époque  (16, 17, et 18ème siècle) peaux de castor de loutre, Ce commerce était tellement intéressant qu'on appelait ces peaux de <<l'or brun>>, va faire de la Rochelle un des ports les plus florissant de l’Europe.
Chargés d’homme et de femmes, colons, bétails, armes ou autres produits à l’aller, les bateaux étaient donc lestés au retour.
Souvent ces galets étaient déposés à proximité des havres d’accueil, ainsi pour La Rochelle ils s’accumulaient le long de la côte vers la Repentie et chef de Baie. C’est là que les artisans chargés de renforcer les remparts et de paver les rues de La Rochelle étaient autorisés à aller chercher ces matériaux.
A la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle la municipalité entreprend de paver toutes les rues de la ville à l’image de celle de l’Escale qui est aujourd’hui le seul exemple parfaitement conservé.
La Rochelle commerce avec ces régions depuis le Moyen Age, la grande variété de galets retrouvés permet de remarquer des moraines de Scandinavie, des granites de Cornouailles, des basaltes du Sénégal ou encore des pierres sombres du Québec. Ils se retrouvent dans les murs des remparts des courtines mais c’est dans la rue de l’Escale qu’ils sont le plus manifestes.